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Bonjour à tous,
 
Nous espérons que cette période de confinement n’aura pas trop lourdement affecté votre forme et que votre motivation à relever les défis de Bikeway to Hell reste intacte.

Vous avez sans doute pu profiter de quelques sorties confinées, et si ce n’est pas le cas, rien de bien grave… l’été  pointe son nez et les routes belges semblent nous tendre les bras pour affronter avec une indéfectible bonne humeur, les nids de poule, les automobilistes énervés par ces cyclistes inconscients, les affres de la météo,... 
Afin de poursuivre sur cette voie prometteuse, voici comme promis quelques petites pistes de réflexions et quelques informations concernant le MATOS. Cela permettra de profiter de vos prochaines sorties pour effectuer quelques tests et essais.

 

La navigation 

Nous vous fournirons l’itinéraire au format .gpx. Il vous sera transmis par mail au plus tard la première semaine de septembre et sera également disponible directement sur le site internet.

Il est évidemment hautement souhaitable, voire indispensable, d'avoir avec vous un système de navigation. Pour peu que votre compagnon d'échappée n'arrive pas à suivre votre rythme effréné, et vous vous retrouverez entre deux villages inconnus sans savoir par où poursuivre votre chevauchée. 

Vient ensuite le grand dilemme : GPS ou smartphone?

Inutile de se casser la tête et encore moins de massacrer votre compte en banque ! Vous (ou votre voisin sympa) avez un gps pour vélo ? Vous avez l’habitude de vous promener avec ? Surtout ne changer rien ! Votre très adorable descendance a une fois de plus préféré, au dernier modèle de gps, le traditionnel collier de pâte pour la fête des mères ou des pères ? Alors fiez-vous à votre smartphone, cela fera amplement l’affaire. Dans un cas comme dans l’autre, prévoyez juste une batterie de recharge portable. Même si des prises seront disponibles aux ravitos, ce serait bête de se retrouver avec une batterie en rade entre deux ravitos!

Et s’il pleut ??? Côté GPS, pas de souci, ils sont prévus pour être utilisé en Belgique aussi. Et pour les smartphones, au moment de choisir votre support étanche, il peut être judicieux d’opter pour un support qui prévoit un passage pour le câble de recharge.
 
Si vous opter pour l’option « smartphone » et que vous n’avez pas encore d’app favorite pour accompagner vos sorties, voici quelques propositions. Celles-ci sont tout-à-fait subjectives et certainement pas exhaustives. L’idéal est d’en tester quelques-unes et de trouver celle qui vous convient le mieux. Etant donné la longueur du trajet, nous vous conseillons très fortement de privilégier une app qui permettra de télécharger les cartes pour les utiliser hors lignes. Cela permettra de ne pas plomber votre forfait data et de soulager quelques peu votre batterie.
Maps 3D pro (IPhone), 
Wikiloc (androïd et IPhone), 
OsmAndMaps (androïd et IPhone), 
Strava (IPhone, androïd)
Naviki (IPhone, androïd, Windows Phone)
MotionX gps (IPhone)

Les phares
 

Il est sans doute inutile de préciser que pour les participants au Zig Zag et à l’Equinoxe des Trappistes, les phares sont strictement nécessaires et obligatoires. Nous rappelons aux plus distraits d’entre vous que les nuits de septembre sont un peu plus longues qu’en juin. La question de l’autonomie et la sécurité du phare de « secours » est vraiment pertinent ! Reste la question de quel phare choisir. 

 

Pour le phare arrière, ne vous cassez pas la tête, les phares traditionnels, qui clignotent, font tout-à-fait l’affaire. Ils vous permettent d’être vu et ont une excellente autonomie. Prévoyez un phare de rechange par sécurité, les quelques grammes de surplus rendent superflu le risque de se retrouver en pleine nuit sans phare arrière.  

 
Pour les phares avant, par contre, il s’agira d’être un peu plus exigeant. La partie nocturne du parcours vous emmènera sur quelques tronçons peu ou pas éclairés et, accessoirement, bordés d’eau. L’idée n’étant pas de faire un duathlon, autant éviter de faire un bain de minuit. Privilégiez un phare d’au moins 50 lux (300 lumens). Une lampe frontale peut être un bon complément pour les parties les plus sombres, comme phare de rechange et d'appoint en cas de panne malvenue (c’est du vécu).

A boire


Si pour le Zag, une grande gourde suffira pour atteindre le ravito ou l’arrivée, le Zig Zag et l’Equinoxe seront nettement plus confortables avec deux gourdes. Pensez à équiper votre vélo de deux portes-bidons. Etant donné l'importance de bien vous hydrater, cela est loin d'être un détail !

Les petites réparations 


Bien entendu, pour les grosses pannes ou grosses casses, Vincent, notre sauveteur attitré et adoré, ne manquera pas de voler à votre secours au volant de la désormais fidèle et toujours vaillante Kangoo ! Mais nous comptons quand même sur vous pour assurer en cas de petits pépins. Prévoyez un kit de réparation vous permettant de parer au plus pressé et au plus courant (chambres à air, pompe, câble de frein, dérive-chaïne, multitools, etc.)
Et surtout, prévoyez une bonne révision de votre vélo au moins 1 mois avant le jour J en portant une attention particulière aux points suivants :
  • Transmission (chaîne – plateaux – pignons) : une usure avancée augmente les risques de bris de chaîne

  • Usure des freins et des câbles de freins ou de dérailleurs

  • Usure des pneus, pour éviter les crevaisons inutiles

  • Jantes et rayons

 

Bagagerie

Partir pour de longues chevauchées nécessite d’embarquer avec soi un minimum de vivres, de petit matériel, de vêtements chauds et/ou imperméable. Il faut évidemment caser tout cela sur le vélo sans trop s'encombrer. Le sac à dos n’est pas toujours la meilleure des options. Se transformer en tortue 4 ou 5 heures, c’est une chose, mais 24 ou 48 heures, c’est nettement moins drôle.

Pour le Zag, la classique sacoche de guidon fera certainement l’affaire.

Pour le Zig Zag et l’Equinoxe, la nécessité d’un peu plus de nourriture, et surtout le besoin d’avoir avec soi une couche plus chaude et éventuellement imperméable, nécessitera un peu plus de place. L’option d’une sacoche de selle ou de cadre peut-être une option intéressante.

On ne va pas s’amuser ici à vous faire un descriptif du matos disponible sur le marché, mais n’hésitez pas à faire un petit tour du côté de nos partenaires Lecomte et La Maison du Vélo pour leur demander quelques conseils.

Au passage on vous conseille également le très bon article de Lecomte sur le Bikepacking.

 

Vêtements 

Pour les zigzagueurs et les équinoxiens, il s’agira de passer une ou deux nuits sur le vélo ! Et de s’habiller en fonction, car les nuits de septembre seront fraîches ! D’autant plus que la fatigue, qui se sera immanquablement invitée après quelques centaines de kilomètres, réduira la capacité de votre corps à se maintenir chaud ! Ainsi, il ne s’agira pas de “tenir quelques heures pour passer la nuit”, mais bien d’attendre le milieu de matinée pour trouver un soleil capable de vous réchauffer (s’il se montre !). Préparez-vous donc à environ 10 heures de fraîcheur/froid par 24 heures...

Prévoyez ainsi des gants longs ou des sous-gants (merino ou soie) à glisser en-dessous de vos mitaines, des manchettes et jambières, un gilet coupe-vent (ou utilisez votre veste imperméable pour éviter les doublons) et pourquoi pas une paire légère de couvre-chaussures.

Egalement, prenez avec vous une veste imperméable bien respirante pour affronter les averses qui pourraient survenir. Aujourd’hui, le choix des vestes imper-respi est vaste et il peut être parfois compliqué de s’y retrouver. Privilégiez la respirabilité à l’imperméabilité lors de l’achat d’une veste : à vélo, la transpiration est si importante qu’on se retrouve vite trempé par sa propre sueur ; ainsi, un « imperméable » pour la pratique du vélo a plutôt vocation à réduire le contact direct de la pluie (froide) avec le corps que de le garder au sec : l’enjeu est surtout de vous maintenir au chaud.

Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle veste, prenez une veste dont l’imperméabilité dépasse au moins les 15000 mm de colonne d’eau et dont la respirabilité (dont l’indice standard est le RET : « Resistance of Evaporation of a Textile ») est inférieure à 6. Si vous ne comprenez rien à ces valeurs, précisez-les à votre marchand d’équipements outdoor (et s’il n’y comprend rien non plus, changez de marchand !). Bien entendu, ces références sont là pour vous donner quelques repères dans le cas où vous désiriez trouver une nouvelle veste, mais rien ne vous force à casser la tirelire : beaucoup de rouleurs utilisent de simples KWAY qui ne respirent pas du tout ! Une bonne veste est un élément de confort supplémentaire, pas une nécessité !

Dépendant de la clémence de la météo (ou non), une casquette vélo imperméable peut être une bonne idée pour ne pas se retrouver avec le crâne gelé… Les casquettes classiques en coton peuvent suffire pour la plupart des situations et présentent l’avantage de maintenir (un peu) au chaud pendant la nuit, d’offrir une protection décente en cas de courte averse et de protéger du soleil. Non, la casquette n’est pas un accessoire de hipster (enfin si, mais pas que !).

 

Prolongateurs

Avec la multiplication des courses d’ultra-endurance ces dernières années, les prolongateurs sont devenus l’accessoire caractéristique du coureur longue distance. En avez-vous besoin ? Non. Mais, certains les adorent sur les très longues sorties car ceux-ci permettent une quatrième position sur le cintre, très différente des trois autres (mains sur le dessus du guidon, sur les cocottes et dans les drops) et qui permet de soulager les mains, la nuque et le dos.

L’avantage des prolongateurs, dans une perspective de parcours d’endurance, n’est pas en premier lieu le gain aérodynamique mais le confort. En effet, alors qu’en contre-la-montre, les prolongateurs servent au coureur à obtenir une position très agressive pour réduire au maximum la résistance de l’air, en endurance, les prolongateurs seront souvent rehaussés pour obtenir une position que le cycliste pourra conserver longtemps et confortablement.

Le positionnement des « aerobars » est tout un art ! Et il vous faudra plusieurs longues sorties (et de nombreux ajustements !) pour trouver la position qui vous convient. Cela peut paraître déroutant, mais voici déjà quelques pistes pour entamer les réglages :

  • En général, les accoudoirs ne seront pas plus bas que le niveau de la selle ; vous vous retrouveriez alors dans une position peu confortable (même si plus aérodynamique… Il vous faudra trouver le bon compromis ici !). La majorité des prolongateurs peuvent être achetés avec un kit de rehausseurs pour trouver la hauteur qui vous convient.

  • Vous pouvez incliner les barres d’une vingtaine de degrés par rapport à l’horizontale. Cela pour vous permettre d’avoir les avant-bras fléchis entre 90 et 120° (en-dessous de 90°, le poids de votre corps se porterait au-delà de vos coudes ; au-delà de 120°, la position serait trop étirée et le poids du corps plus suffisamment supporté par les coudes)

  • Les accoudoirs doivent être reculés ou avancés pour ne laisser que le bout du coude dépasser. Généralement, ceux-ci sont reculés de plusieurs centimètres (par rapport au cintre) pour trouver une position plus « ramassée » qui sera plus confortable qu’une position trop étirée. Pensez au pilier de comptoir pour trouver la bonne position, c’est celle qui est la moins énergivore car très stable !

  • L’écartement est question de préférence personnelle, même si, souvent, un écartement large est le plus confortable, mais cela entraîne une grande perte de place sur le dessus du cintre et vous ne pourrez plus y poser vos mains pendant les montées (c’est encore une question de compromis).

  • La forme des barres : généralement, les barres coudées type « ski-bend » sont les plus appréciées. Évitez les barres toutes droites ou en « S ». 

Club Strava

Strava, c'est un réseau social pour sportif! Depuis l’année dernière, Bikeway To Hell y a créé un club histoire que les participants à nos défis (diagonale, rayonnante et Equinoxe et autre Zig Zag) puissent échanger sur leur préparation, leurs sorties, voire s'organisent l'une ou l'autre sortie commune! Nous y rendrons également disponible les traces des parcours en temps voulu.
Bref, si vous êtes inscrits sur Strava, ou que vous décidez de le faire, rdv ici ou recherchez Bikeway To Hell dans les clubs :-)


On espère que ces petites informations vous auront été utiles. Si la moindre interrogation persiste, n'hésitez pas à revenir vers nous, nous ne manquerons pas de retourner la planète vélo pour vous répondre.

 Le Staff de BWTH

 

 

 

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