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DIRECTION GENERALE DE LUTTE CONTRE LA MALADIE
SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DANS LES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DE L'ITURI

Jeudi 27 décembre 2018

 
La situation épidémiologique de la Maladie à Virus Ebola en date du 26 décembre 2018 :
 
  • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 591, dont 543 confirmés et 48 probables. Au total, il y a eu 357 décès (309 confirmés et 48 probables) et 203 personnes guéries.
  • 12 cas suspects en cours d’investigation.
    • Les activités de surveillance par les équipes de Beni et Butembo ont été fortement limitées ce jeudi 27 décembre 2018 suite aux manifestations de la population. Ainsi, très peu d’alertes ont pu être investiguées. 
  • 6 nouveaux cas confirmés, dont 2 à Kalunguta, 2 à Oicha, 1 à Beni et 1 à Komanda.
  • 1 nouveau décès de cas confirmé à Beni (décès communautaire).
  • 2 nouvelles personnes sorties guéries du CTE de Butembo.
 

/!\ Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles à des changements ultérieurs après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.

Remarques:
  • Afin d’éviter que le nombre total de cas varie (à la hausse ou à la baisse) quotidiennement, les cas suspects ont été placés dans une catégorie séparée. Ainsi, les cas suspects dont les tests laboratoires se sont révélés positifs seront ajoutés dans la catégorie des cas confirmés alors que ceux qui sont négatifs (non cas) seront retirés du tableau.
  • La catégorie des cas probables reprend tous les décès notifiés pour lesquels il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire. Les investigations permettront de déterminer si ces décès sont liés ou non à l’épidémie.
  • Un décès communautaire est un décès survenu dans la communauté, en dehors d'un centre de santé agréé.
Actualité de la riposte

Centre de Transit de Beni
  • Ce jeudi 27 décembre 2018, des manifestants ont vandalisé des installations situées à l’intérieur de l’enclos du Centre de Transit de Beni où sont traités les cas suspects en attente des résultats du test de laboratoire. Il ne s’agissait pas du Centre de Traitement d’Ebola dans lequel sont traités et isolés les cas confirmés. 
  • L’ampleur des dégâts matériels est en cours d’évaluation. Les tentes dans lesquelles se réunissent les équipes en charge des enterrements dignes et sécurisés ont été partiellement brûlées. Les manifestants ont également volé quelques chaises, tables et bâches au Centre de Transit. Certaines installations électriques et sanitaires du Centre de Transit ont été endommagées rendant le Centre non-fonctionnel pour l’instant. 
  • Quand les manifestants sont arrivés, 24 cas suspects étaient traités au Centre de Transit. Parmi ces patients, trois étaient dans un état sérieux et n’ont pas pu quitter leur lit au moment des troubles. Après le départ des manifestants, ils ont été transférés au Centre de Traitement d’Ebola (CTE) pour attendre le résultat de leurs tests de laboratoire.
  • Sur les 21 cas suspects ayant quitté le Centre de Transit, 17 avaient déjà été testés négatifs pour Ebola une première fois et ils attendaient de faire le deuxième test laboratoire avant d’être déchargés. Les 4 patients restants avaient déjà été prélevés et attendaient les résultats de leur premier test de laboratoire. 
  • Les équipes médicales sont en contact avec les familles des patients ayant quitté le Centre de Transit. Plus tard dans l’après-midi, 11 patients sont revenus d’eux-mêmes et ont été installés dans des tentes supplémentaires installées au Centre de Traitement d’Ebola pour pouvoir les accueillir. Bien que ces patients soient toujours traumatisés par les évènements survenus dans la matinée, ils sont revenus car ils comprennent qu’une prise en charge rapide et adéquate augmentera leur chance de survie s’il s’avère qu’ils sont contaminés par le virus Ebola. 
  • Le laboratoire de Beni n’ayant pas été opérationnel aujourd’hui, les patients recevront les résultats de leur test de laboratoire le lendemain si la situation sécuritaire le permet. Cela permettra de décharger les non-cas (les personnes dont les tests sont revenus négatifs) et d’accueillir les nouveaux cas suspects. 

Activités de la riposte à Beni et Butembo
  • Les activités de la riposte à Beni et Butembo ont été fortement perturbées suite aux manifestations de la population. La majorité des équipes n’ont pas été en mesure de se déployer dans les deux villes mais elles ont pu travailler à distance en collaboration avec les agents de santé locaux qui ont maintenu une activité minimale sur le terrain. 
  • Aucune activité de vaccination n’a eu lieu dans les zones de santé couvertes par les équipes de vaccination de Beni et Butembo. 
  • Le système de surveillance à base communautaire et par les agents de santé locaux a permis d’identifier 29 alertes à Beni, dont 24 ont été investiguées. Suite à ces investigations, 5 nouveaux cas suspects ont été admis au CTE de Beni. A Butembo, un nombre réduit d’alertes a pu être investiguée et certains cas suspects ont été admis au CTE. 
  • Au niveau de la prise en charge, le Centre de Transit de Beni n’est pas opérationnel pour l’instant mais le CTE a pu fonctionner normalement. A Butembo, le CTE était également opérationnel mais avec un nombre réduit de personnel soignant. 
  • Aucun enterrement digne et sécurisé (EDS) n’a été réalisé dans les zones de santé couvertes par les équipes EDS de Beni et Butembo. 
  • Le laboratoire de Beni n’était pas fonctionnel aujourd’hui tandis que le laboratoire de Butembo a réussi à tester quelques échantillons dans l’après-midi.
  • Le coordonnateur de la riposte contre Ebola à Butembo, Dr Jean-Christophe Shako, a participé à une activité de sensibilisation de l’Union des Jeunes Catholiques. Organisée par l’évêque du diocèse de Butembo-Beni, Monseigneur Melchisedec Sikuli Paluku, la session de formation était placée sous le thème de « Famille sans Ebola ». Près de 300 jeunes catholiques ont été formés sur la maladie à virus Ebola et ont été invités à accompagner les activités de la riposte et sensibiliser leur communauté. 

Vaccination
  • Poursuite de la vaccination en ceinture élargie (ou ring plus) dans la localité d’Otomaber (dans la zone de santé de Komanda) et à Aloya (dans la zone de santé de Mabalako). 
  • Poursuite de la vaccination des prestataires de première ligne dans la zone de santé de Goma. 
  • Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 53.523 personnes ont été vaccinées, dont 19.363 à Beni, 10.761 à Katwa, 5.875 à Butembo, 5.377 à Mabalako, 2.258 à Kalunguta, 1.663 à Mandima, 1.207 à Komanda, 1.009 à Oicha, 942 à Goma, 791 à Vuhovi, 750 à Masereka, 700 à Lubero, 659 à Kyondo, 599 à Mutwanga, 434 à Bunia, 394 à Musienene, 355 à Tchomia, 167 à Nyankunde, 70 à Biena, 63 à Alimbongo, 13 à Karisimbi et 13 à Kisangani. 
  • Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Ethique dans sa décision du 19 mai 2018.

SENSIBILISATION

 
Au-delà de l’arsenal médical, le Ministère de la Santé rappelle que la réponse contre Ebola est avant tout communautaire. 
 
Pour rappel, les recommandations du Ministère de la Santé sont les suivantes :
  1. Respectez les mesures d’hygiène de base, notamment le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou à la cendre ;
  2. Si une connaissance venant d’une zone en épidémie vient vous rendre visite et qu’elle est malade, ne la touchez pas et appelez directement le numéro vert de la protection civile du Nord-Kivu ;
  3. Si vous êtes identifié comme contact d’un malade d’Ebola, acceptez d’être vacciné et suivi pendant 21 jours ;
  4. Si une personne décède à cause d’Ebola, respectez les consignes pour les enterrements dignes et sécurisés. Il s’agit simplement d’un mode d’enterrement qui respecte les coutumes et traditions funéraires tout en protégeant la famille et la communauté de la contamination par le virus Ebola.
  5. Pour tous les professionnels de la santé, respectez les mesures d’hygiène dans les centres de santé et déclarez toute personne malade présentant les symptômes d’Ebola (fièvre, diarrhée, vomissement, fatigue, anorexie, saignement).

Si tous les citoyens respectent les mesures sanitaires préconisées par le Ministère de la Santé, il est possible de faire en sorte que, même si un cas d’Ebola arrivait dans de nouvelles zones de santé, il ne serait qu’un cas sporadique et n’entraînerait pas une nouvelle flambée épidémique.  
HISTORIQUE DES ÉPIDÉMIES D'EBOLA EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
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"Ensemble, faisons triompher la vie"  

Dr. Oly Ilunga Kalenga
Ministre de la Santé
Contact Cabinet
Jessica Ilunga
+243 820 307 872
presse@sante.gouv.cd
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