Copy
View this email in your browser
DIRECTION GENERALE DE LUTTE CONTRE LA MALADIE
SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DANS LES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DE L'ITURI

Samedi 26 janvier 2019

 
La situation épidémiologique de la Maladie à Virus Ebola en date du 25 janvier 2019 :
  • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 724, dont 675 confirmés et 49 probables. Au total, il y a eu 451 décès (402 confirmés et 49 probables) et 255 personnes guéries.
  • 239 cas suspects en cours d’investigation.
  • 3 nouveaux cas confirmés, dont 2 à Beni et 1 à Katwa.
  • 5 nouveaux décès de cas confirmés (tous dans les CTE), dont 3 à Katwa, 1 à Mabalako et 1 à Butembo.
  • 2 nouvelles personnes guéries, dont 1 sortie du CTE de Beni et 1 du CTE de Butembo.

/!\ Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles à des changements ultérieurs après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.

Remarques:
  • Afin d’éviter que le nombre total de cas varie (à la hausse ou à la baisse) quotidiennement, les cas suspects ont été placés dans une catégorie séparée. Ainsi, les cas suspects dont les tests laboratoires se sont révélés positifs seront ajoutés dans la catégorie des cas confirmés alors que ceux qui sont négatifs (non cas) seront retirés du tableau.
  • La catégorie des cas probables reprend tous les décès notifiés pour lesquels il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire. Les investigations permettront de déterminer si ces décès sont liés ou non à l’épidémie.
  • Un décès communautaire est un décès survenu dans la communauté, en dehors d'un centre de santé agréé.
Actualité de la riposte
 
Vaccination
  • Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 67.654 personnes ont été vaccinées, dont 20.183 à Beni, 15.551 à Katwa, 7.700 à Butembo, 5.998 à Mabalako, 2.506 à Kalunguta, 2.080 à Komanda, 1.911 à Goma, 1.663 à Mandima, 1.623 à Oicha, 1.157 à Karisimbi, 877 à Vuhovi, 819 à Kyondo, 750 à Masereka, 700 à Lubero, 636 à Kayina, 599 à Mutwanga, 454 à Biena, 442 à Musienene, 434 à Bunia, 487 à Nyankunde, 355 à Tchomia, 167 à Kirotshe, 125 à Nyiragongo, 114 à Alimbongo, 210 à Rutshuru, 100 à Mangurujipa et 13 à Kisangani. 
  • Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Ethique dans sa décision du 19 mai 2018.

CLARIFICATION IMPORTANTE


Un article intitulé « Ebola has gotten so bad, it’s normal » publié sur le site de Foreign Policy, datant du 15 janvier 2019, contient plusieurs allégations douteuses et problématiques qui ne reposent sur aucun fait scientifique ou objectif documenté. 
  1. Les agents de santé n’ont pas été menacés par des « soldats, gangs, trafiquants d’armes et violeurs »
    • La majorité des agressions et menaces physiques des agents sont perpétrées par les communautés affectées par Ebola elles-mêmes.
    • Plusieurs cas d’Ebola ont déjà été détectés dans des zones contrôlées par des groupes armés qui ont accepté de collaborer avec les équipes de la riposte pour contenir l’épidémie le plus rapidement possible dans leurs zones d’influence.
  1. L’article fait des liens inappropriés entre la possible transmission sexuelle du virus Ebola par les survivants et la problématique de l’usage du viol comme arme de guerre. 
    • Depuis le début de l’épidémie dans la province du Nord-Kivu le 1août 2018, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) travaillent aux côtés des équipes de la riposte pour assurer la protection des agents de santé dans les zones dites « rouges ». Aucun cas de viol commis par des militaires ni aucune contamination du virus par un viol n’a été rapporté dans les zones touchées par l’épidémie.
    • Le postulat selon lequel des « soldats violeurs et pilleurs » pourraient propager le virus est inapproprié et basé sur aucune preuve objective. 
    • Par ailleurs, prétendre que « le viol fait partie intégrante de la vie des femmes de cette région » est extrêmement dégradant et insultant. Surtout que tous les malades, les survivants et leurs familles sont suivis par des psychologues cliniciens. Dans leurs rapports, le viol n’a été mentionné dans aucun cas comme cause de traumatisme dans les populations affectées par l’épidémie d’Ebola.
-------------------- 

English translation 
 
Foreign Policy published an article titled “Ebola has gotten so bad, it’s normal” on their website on 15th January 2019. This article makes dubious and problematic claims that are not based on any documented scientific or objective fact. 
  1. Health workers were not threatened by “warring soldiers, gangs, arms smugglers, and rapists”
    • Most physical threats and aggressions of health agents are perpetrated by the affected communities themselves.
    • Several Ebola cases were detected in areas controlled by armed groups which agreed to collaborate with the response teams to contain the outbreak as quickly as possible in their zones of influence.
  1. The article makes far-fetched and inappropriate links between the possible sexual transmission of the Ebola virus by survivors and the issue of the use of rape as a weapon of war. 
    • Since the beginning of the outbreak in the North-Kivu province on 1st August 2018, the national Congolese army (FARDC) work side-by-side with the response teams to protect health agents in red zones. No case of rape committed by the military nor any contamination of the virus through rape has ever been reported in the areas affected by the outbreak.
    • The claim that “raping and pillaging soldiers could carry the virus from village to village” is inappropriate and is not based on any objective evidence. 
    • Furthermore, pretending that “rape is simply a fact of life for women there” is extremely degrading and insulting. All the patients, survivors and their family are closely monitored by clinical psychologists. From their reports, rape was not mentioned a single time as a common trauma among the population in the Ebola-affected areas.
HISTORIQUE DES ÉPIDÉMIES D'EBOLA EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Inscrivez-vous à la mailing list du Ministère de la Santé pour suivre l'actualité du Ministère et connaître la situation de la riposte contre l'épidémie d'Ebola en RDC.
"Ensemble, faisons triompher la vie"  

Dr. Oly Ilunga Kalenga
Ministre de la Santé
Contact Cabinet
Jessica Ilunga
+243 820 307 872
presse@sante.gouv.cd
Copyright © 2019 Ministère de la Santé de la République Démocratique du Congo, All rights reserved.


Want to change how you receive these emails?
You can update your preferences or unsubscribe from this list.