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DIRECTION GENERALE DE LUTTE CONTRE LA MALADIE
SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DANS LES PROVINCES DU NORD-KIVU ET DE L'ITURI

Mardi 12 février 2019

 
La situation épidémiologique de la Maladie à Virus Ebola en date du 11 février 2019 :
 
  • Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 819, dont 758 confirmés et 61 probables. Au total, il y a eu 516 décès (455 confirmés et 61 probables) et 278 personnes guéries.
  • 170 cas suspects en cours d’investigation.
  • 3 nouveaux cas confirmés, dont 1 à Katwa, 1 à Komanda et 1 à Butembo. 
  • 3 nouveaux décès de cas confirmés (tous des décès communautaires), dont 1 à Katwa, 1 à Komanda et 1 à Butembo. 
  • 1 nouvelle personne guérie sortie du CTE de Butembo.
 

/!\ Les données présentées dans ce tableau sont susceptibles à des changements ultérieurs après investigations approfondies et après redistribution des cas et décès dans leurs zones de santé respectives.

Remarques:
  • Afin d’éviter que le nombre total de cas varie (à la hausse ou à la baisse) quotidiennement, les cas suspects ont été placés dans une catégorie séparée. Ainsi, les cas suspects dont les tests laboratoires se sont révélés positifs seront ajoutés dans la catégorie des cas confirmés alors que ceux qui sont négatifs (non cas) seront retirés du tableau.
  • La catégorie des cas probables reprend tous les décès notifiés pour lesquels il n'a pas été possible d'obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire. Les investigations permettront de déterminer si ces décès sont liés ou non à l’épidémie.
  • Un décès communautaire est tout décès survenu en dehors d'un Centre de Traitement Ebola.
Actualité de la riposte
 

Situation à Bunia
  • Le décès communautaire rapporté ce mardi 12 février 2019 à Komanda est une femme résidant à Katwa qui était le contact connu de son mari décédé d’Ebola le 20 janvier 2019 à Katwa. Elle avait refusé le suivi des contacts et la vaccination. Lorsqu’elle a commencé à présenter des signes de la maladie, elle a fui avec l’aide de sa famille à Bunia où elle est décédée. Sa famille à Butembo a décidé d’amener le corps à Vuhovi pour l’enterrer à côté de son mari. Ayant reçu l’alerte, la coordination de la riposte à Butembo a informé les équipes de la division provinciale de la santé de l’Ituri pour retrouver le corps et la famille en fuite. Les services de sécurité ont intercepté la famille au niveau du point de contrôle Foner à Komanda avec le cadavre qui était déguisé et maquillé pour faire croire que la jeune femme était toujours vivante. Les analyses laboratoires des échantillons prélevés sur le cadavre et l’enterrement digne et sécurisé ont été réalisés à Komanda. Les membres de la famille s’étaient échappés mais les services de sécurité de la province les ont retrouvés plus tard. 
  • Ce cas a été classé à Komanda, là où la confirmation du diagnostic de la maladie à virus Ebola a été faite, conformément à la convention retenue pour cette épidémie. Étant donné que ce cas est passé par Bunia durant sa maladie, une équipe mixte d’épidémiologistes et de vaccinateurs sont arrivés à Bunia ce mardi 12 février 2019 pour des investigations approfondies afin de retracer son parcours à son arrivée à Bunia, identifier tous ses contacts et les vacciner. 

Allégations de violences basées sur le genre
  • Le Guardian a publié, ce mardi 12 février 2019, un article intitulé « Ebola vaccine offered in exchange for sex, Congo taskforce meeting told ». Le Ministère de la Santé a contacté le Guardian pour leur demander de corriger les fausses allégations basées sur une interprétation erronée des données préliminaires d’une évaluation conduite par le Comité International de Secours (IRC). La réponse du Ministère est disponible ici
  • Le Ministère de la Santé et ses partenaires œuvrant dans l’engagement communautaire effectuent régulièrement des recherches et des enquêtes de terrain sur différentes problématiques dans l’unique but d’améliorer et d’adapter la riposte contre l’épidémie d’Ebola. Ces enquêtes sont des outils importants pour identifier et résoudre de potentiels problèmes identifiés.  
  • Dans ce cas-ci, IRC a effectué une évaluation à Beni sur l’impact de l’épidémie d’Ebola et de la riposte sur les femmes et les filles. Les résultats de cette évaluation sont toujours en cours d’analyse et un rapport final sera publié lorsque toutes les analyses seront finalisées. Lors des discussions dans les focus groupes, des participantes ont émis la crainte que certains services liés à la riposte contre Ebola soient offerts aux femmes et aux filles en échange de faveurs sexuelles compte tenu du contexte social et sécuritaire dans lequel elles vivent. Cependant, IRC a clarifié que, lors des discussions, aucun service de la riposte en particulier n’avait été mentionné par les participantes. Par ailleurs, aucune participante des focus groupes n’a rapporté de cas individuels d’exploitation sexuelle en échange d’un quelconque service lié à la riposte contre Ebola.   
  • A ce jour, le Ministère de la Santé n’a jamais reçu de plainte ou d’information faisant état d’exploitation sexuelle de la part de son personnel dans le cadre de la riposte contre Ebola. Des rumeurs à ce sujet avaient circulé sur les réseaux sociaux à un moment et le Ministère de la Santé avait été très clair qu’il n’y aurait aucune tolérance pour ce genre de comportements. Des mesures additionnelles sont mises en place pour assurer un meilleur  système de détection de ce type d'incidents dans la communauté.  
  • L’exploitation des groupes vulnérables en période de crise est une réelle problématique qui doit être prise en compte dans la conception et l’adaptation des stratégies de riposte contre Ebola. Ces groupes vulnérables ne se limitent pas seulement aux femmes et aux filles, mais comprennent également les jeunes garçons, les personnes âgées et les personnes vivant avec un handicap. Avec nos partenaires, nous continuerons à effectuer des sondages et enquêtes communautaires afin d’assurer la protection de tous ces groupes vulnérables dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola au Nord-Kivu et en Ituri. 


Vaccination 
  • Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 78.000 personnes ont été vaccinées, dont 20.512 à Beni, 19.476 à Katwa, 8.907 à Butembo, 6.076 à Mabalako, 2.746 à Kalunguta, 2.391 à Goma,  2.200 à Komanda, 1.877 à Oicha, 1.663 à Mandima, 1.325 à Kyondo, 1.283 à Kayina, 1.157 à Karisimbi,  1.074 à Bunia, 1.064 à Vuhovi, 920 à Masereka, 772 à Mutwanga, 700 à Lubero, 590 à Rutshuru, 567 à Biena, 546 à Musienene, 527 à Nyankunde, 396 à Mangurujipa, 355 à Tchomia,  254 à Alimbongo, 207 à Kirotshe, 180 à Rwampara (Ituri), 125 à Nyiragongo, 97 à Watsa (Haut-Uélé) et 13 à Kisangani. 
  • Le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Ethique dans sa décision du 19 mai 2018.
HISTORIQUE DES ÉPIDÉMIES D'EBOLA EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
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"Ensemble, faisons triompher la vie"  

Dr. Oly Ilunga Kalenga
Ministre de la Santé
Contact Cabinet
Jessica Ilunga
+243 820 307 872
presse@sante.gouv.cd
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